16 avril 2017

Meurtres pour rédemption (Karine Giébel)

Résumé :
Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grace à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.

Mon avis :
Il m'a fallut une heure pour commencer à me remettre de cette lecture pour tenter d'en parler.
Ce livre est abominable. Je l'ai refermé le cœur en miettes et l'âme en vrac. J'ai passé le week-end le plus éprouvant de toute ma vie.

Pas un seul instant j'ai réussi à me dire que Marianne était un monstre. C'est juste une pauvre gamine qui n'a pas eu bol. Une ado rebelle contre l'ordre familial établi.
Élevée par ses grands-parents paternels et bourgeois, son avenir est tout tracé : avocate, médecin, ou épouse de gros friqué. Marianne a osé commettre l'affront de vouloir être prof d'arts martiaux. La honte de la famille.
C'est là que sa vie est partie en couilles. Petits et gros délits avec son mec, cambriolage, fusillade, des morts sur son passage.
Prison à vie. Marianne n'a que 21 ans mais a déjà passé 4 ans derrière les barreaux. En isolement ou au mitard. Parce qu'elle est un danger pour les autres détenues, et inversement.
La prison n'a pas calmé Marianne. Elle est devenue une bête féroce, sanguinaire. Mais jamais sans raison.
Poussée à bout par une matonne et d'autres détenues, Marianne va laisser quelques cadavres à la maison d'arrêt.
Elle n'a plus de famille, mais n'est pas seule pour autant. Elle a réussi à être amie avec deux autres détenues, deux matonnes et le chef des surveillants.
Elle vit malgré tout un enfer évident entre les 4 murs de sa cellule. Elle a vécu 4 ans d'enfer. Les violences physiques ou morales, les privations, les bastons, de viols, de peurs, d'insomnies.
Jusqu'au jour où 3 flics viennent au parloir. Le commissaire Franck lui propose un deal : tuer une personne en échange de sa liberté (nouvelle identité, nouveau pays, la totale). Les flics savent convaincre. Marianne refuse, veut réfléchir. Alors ils reviennent à la charge, régulièrement.

Marianne n'a rien vécu, elle ne rêve que de liberté. Évidemment qu'elle accepte.
Mais l'horreur ne s'arrête pas aux portes d'une prison. La liberté n'est-elle pas pire, quand on est comme Marianne ? Qui est cette mystérieuse victime ? Que cache le commissaire à Marianne ?

Ce bouquin a été une horreur. Je déteste Karine Giebel. Pour avoir autant joué avec mes sentiments, et mes  nerfs. Il m'a fallut 10 minutes pour lire les deux dernières pages, tellement je ne voyais plus rien à cause de mes larmes (oui, je chiale tout le temps).
La fin de cette histoire est abominable. J'ai passé plus de 900 pages avec Marianne et tous les autres, ils étaient devenus des amis, et paf, la claque. Magistrale, la claque.
Je n'ai pratiquement pas lâché mon livre du week end. J'ai juste fait des pauses forcées régulièrement pour me remettre de mes émotions, tellement j'en pouvais plus.
J'ai tellement aimé Daniel, Justine, Marianne. Et Franck (et son équipe) aussi, un peu. J'ai aimé Marianne, sa force de caractère, sa résistance, sa soif de vengeance. Incroyable pour une si jeune femme.
Meurtres pour rédemption a beau être un pavé, j'arrive pas à me faire à l'idée que ce soit terminé, que je vais devoir passer à autre chose, à un autre livre, comme si de rien n’était.
Pour moi, on est largement au delà du coup de cœur. Ce roman est au dessus de tout.
Joel Dicker a écrit "Un bon livre est un livre que l'on regrette d'avoir terminé". Meurtres pour rédemption, c'est ça. Aussi éprouvant soit-il.


3 commentaires:

  1. Bienvenue au club :) Il m'a poursuivi pendant au moins un week-end entier...

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    1. J'avoue que je commence à peine à m'en remettre. J'en ai revé la nuit et tout

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  2. Bah dis donc ! Finalement ça ne me donne pas du tout envie de le lire lol même si de toute évidence t'as adoré souffrir

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Si tu mets un commentaire, je t'offre un carambar.