29 septembre 2016

La couleur du lait (Nell Leyshon)

Résumé :
1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Un apprentissage qui lui servira à coucher noir sur blanc le récit tragique de sa destinée. Et son implacable confession.

Mon avis :
J'ai découvert ce petit roman totalement par hasard. Je flânais dans les rayons à la fnac à la recherche d'un court bouquin pour tuer 1h ce matin. Et il était là, dans la rangée de derrière, un peu caché à l'horizontale. Le titre m'a interpelée, j'ai pris le livre, lu le résumé et je suis repartie avec.
Et oui, je viens de le finir. Il est court, moins de 200 pages.

L'histoire nous est racontée par Mary elle-même. Ado, elle a grandi dans la ferme familiale, avec ses 3 sœurs, ses parents et son grand-père. Le patriarche regrette de n'avoir eu que des filles, ça travaille pas comme les garçons. Mais bon, il faut bien faire tourner la ferme pour gagner de l'argent. Alors tout le monde se tue à la tache, du matin au soir.
Personne ici ne sait lire ou écrire. Pas même l'heure. Mary a 14 ans et a déjà une petite vie d'esclave.

Et puis un jour, ses parents l'envoient chez le pasteur, pour une durée indéterminée. Le pasteur a payé pour ça alors évidemment ils allaient pas refuser.
Elle est embauchée pour s'occuper de la femme du pasteur, qui est malade.
Il y a d'abord un énorme choc culturel. Entre la ferme et le presbytère, de suite, c'est plus la même classe sociale. Mary se retrouve au milieu de gens cultivés, riches, qui parlent bien, s’intéressent à autre chose qu'au dur labeur du lever au coucher du soleil. Elle a du mal à s'y faire mais finalement y arrive grâce à la compagnie de Madame, qui la dorlote comme un petit trésor.

Mais il n'y a pas que Madame, dans cette demeure. Il y a aussi son fils, qui traine un peu trop à la ferme. Edna, l'autre bonne à tout faire, qui est un peu rude. Et puis, le pasteur.
Ce pasteur est un homme formidable. Il adore Mary. Il sait que malgré son manque d'instruction et de culture, Mary est intelligente et curieuse. Il lui apprend donc à lire et à écrire (à l'aide de la bible, ambiance ambiance).

Mary nous écrit donc son histoire. Cette histoire. Avec ses mots à elle, le langage de la ferme.
Et c'est rude. La fin arrive, là comme ça. Et c'est triste.
Mais que c'etait beau.

Par contre, ce qui peut être déroutant, c'est qu'il n'y a quasiment aucune ponctuation. Pour les dialogues on n'a aucune indication. Et il n'y a absolument aucune majuscule. Au début ça fait un peu bizarre mais on s'y fait vite. Et puis on comprend vite que Mary est illettrée alors forcement...

Cette lecture n'est pas un coup de cœur, mais sincèrement il ne manquait pas grand chose pour. Peut être quelques pages de plus.

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