27 juin 2013

Mais délivrez-nous du mal (Maurice Gouiran)

Résumé :
Des hommes d’affaires sans scrupules qui s’étripent sans merci pour prendre le contrôle d’établissements médicaux aux bénéfices juteux. Des malades qui deviennent alors des clients dans une guerre des cliniques qui laissera en route quelques sommités sur le tapis. Des interventions chirurgicales ratées qui brisent la carrière de quelques sportifs prometteurs… Une justice qui tente de faire le tri entre la rapacité d’un patron et la négligence des chirurgiens. Une rumeur persistante qui insinue qu’un tueur en série abrège le séjour des hospitalisés… Clovis, enfin, qui partage son cœur – ou plutôt son lit – entre deux femmes que tout oppose, mais qui vont l’inciter à fourrer son nez dans ces histoires frelatées. Tiraillé entre naïveté, amour et curiosité, Clovis va prendre des risques inconsidérés afin de découvrir l’hypothétique serial killer qui tient tant à délivrer ses semblables du mal…

Mon avis :
Bon, déjà, c'est avec grand plaisir que j'ai découvert une histoire se déroulant à Marseille, dans ma région, mon chez moi, ma Provence adorée. Et ça, ça fait plaisir, sourire même.
Ce qui était drôle aussi (ou pas, c'est selon) c'est que l'ami de Clovis s'appelle Milou. HA HA HA, merci pour ce fou rire.

Bref, pour parler un peu du livre.
On commence l'histoire en faisant la connaissance de Clovis, un journaliste qui vit dans un petit village pepère, dans la campagne. Il est réveillé par des flics. On a découvert un mort pas très loin de chez lui alors forcement. Et évidemment lui, il n'a rien entendu. Entre le vent (en provence le vent n'existe pas. on n'a pas un petit vent, un courant d'air. non. C'est la tempête ou rien) et sa folle soirée d'amour, il avait autre chose à penser, hein.
Clovis partage son lit avec deux femmes. Une flic un peu rock n roll et une infirmière.
Cette infirmière travaille dans la clinique la plus douteuse de la ville. Tu y rentres malade, tu en ressors éclopé. Normal.
Cette clinique est dirigée par un certain de Ponterne. Nous sommes en plein procès. Tous les sportifs victimes d'opérations plus que ratées veulent réparation. Leur vie, leur carrière sont brisées, ils gueulent.

Il se trouve que la clinique est hyper sollicitée. D'un coté par des malades qui n'ont pas franchement le choix, entre deux maux on choisit le moindre. De l'autre coté, par tout un tas de friqués qui veulent la racheter. De Ponterne lui, il refuse catégoriquement. Il y tient à sa clinique. Plus qu'à sa vie, apparemment...

Clovis est donc bien embarqué dans l'enquête. Entre le lieu du crime, son statut de journaliste et ses maîtresses, il est aux premières loges. Il demande des services à l'une puis à l'autre. Elles ne font que se croiser mais se détestent. Et lui, au milieu, qui profite équitablement des deux. La bonne place. Mais il n'est pas un salaud, on voit, on sait qu'il les aime toutes les deux.

Voilà donc le lecteur embarqué dans une folle histoire. Entre disparitions, meurtres, bénéfices, erreurs médicales. C'est tout ou rien. Pourquoi une si mauvaise clinique marche aussi bien ? Comment un gamin a-t-il bien pu mourir en venant se faire opérer de la jambe ?
Pourquoi de Ponterne tient-il réellement à la garder pour lui tout seul, quel qu'en soit le prix proposé ?
Qui l'a dégommé ? Et l'adjoint, il est devenu quoi ?
Le scandale des hôpitaux, on en entend tous parler dans la vraie vie. C'est quoi le souci ? Effectifs ? Argent ? Horaires ? L'usine ? Un peu de tout.
Et puis, Clovis, il a quoi lui ? Oui parce qu'il y a ces histoires de meurtre mais aussi un Clovis malade. Il lui arrive quoi ? Il va faire quoi ?

Si vous me connaissez, vous savez à quel point je déteste les hôpitaux (flipée de la vie bonjour \o/ ) et franchement, ce roman a été du bonheur pour moi. Le coté noir de la médecine, de la finance, les rapiats prêts à tout. Un peu de sexe, beaucoup d'enquête et de questions, de zones d'ombres.
J'ai énormément apprécié les personnages, le lieu, le cadre. Le style de Maurice Gouiran aussi, tellement agréable à lire. J'ai même un peu ris parfois, j'avoue.
Et puis, l'histoire. Le pourquoi, le comment, le qui... Je me suis bien trituré le cerveau du début à la presque fin, vraiment j'y ai pris un plaisir fou.

Et je remercie infiniment Babelio et les éditions Jigal pour m'avoir permis de lire ce roman et découvrir un auteur que j'aime déjà beaucoup.


2 commentaires:

  1. Je le met de suite dans ma WL ! Tu vas être responsable de ma déchéance financière :p

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    1. bah tiens, evidemment, toujours ma faute !

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