11 avril 2012

On a tué mes enfants (Ann Rule)


Résumé :
« On a tué mes enfants ! » hurle Diane Downs en arrivant à l’hôpital, ses trois enfants sont grièvement blessés à l’arrière de sa voiture.
Cette tragédie bouleverse la tranquillité d’une petite bourgade américaine. La police se lance à la poursuite du mystérieux « homme aux cheveux longs » d’ écrit par la mère éplorée.
Un procureur zélé, troublé» par les contradictions de Diane, fouille le passé de cette mère adorable et met au jour le pire des crimes…
Une plongée terrifiante dans les noirceurs de l’âme humaine

Mon avis :
Ann Rule écrit des histoires vraies (rapport à son expérience avec Ted Bundy, elle a continué en ce sens). Elle interroge les différents protagonistes de chaque histoire pour tout retranscrire le plus fidèlement possible.
Ce qui fait qu'on est toujours plus que plongé dans l'histoire, vraiment, chaque fois c'est juste impressionnant. On a du mal à croire que c'est du 100% vrai.
Bref, chaque fois que je veux lire Ann Rule (enfin 2 fois), je me renseigne sur l'affaire policière, le coupable, tout ça.
Et là, l'histoire de Diane Downs est juste irréelle quoi !!
Elle est complètement flinguée hein.
Enfin, plus sérieusement, elle a un vrai problème, c'est terrible :/
En fait, enfant, elle a subi des attouchements par son père \o/ Ça n'a pas duré des années, mais c'était suffisant pour en faire la femme qu'elle est devenue.
En mal d'affection, narcissique, elle recherche l'amour coûte que coûte. Elle a besoin d'amour et de reconnaissance.
Un jour, elle rencontre un homme. Puis l'épouse. Puis a 3 enfants.
Pendant une crise de couple, à son travail (à la poste), elle rencontre Lew et en tombe follement amoureuse.
Mais vraiment.
Bon déjà le mec il est marié et ne veut rapidement plus d'elle.
Mais en plus, il ne veut pas d'enfant !
C'est con pour Diane d'en avoir 3 tiens (qu'elle aime plus que tout).
La suite, on la connait.
Ni une ni deux, bam bam, elle leur tire dessus. La plus âgée a 8 ans !!

C'est juste une histoire de dingue ce truc ! Ted Bundy, Gary Ridgway, je veux bien, c'était des tueurs, violeurs, violents, etc etc. Mais là !! C'est dingue !
Ce qui m'a bien calmée dans l'histoire, c'était au début. Tout le monde est à l'hosto (2 des enfants survivent, sont dans un état assez critique et la mère est blessée). Les flics appellent les parents de Diane.
PERSONNE, absolument PERSONNE ne pleure. Ni la mère, ni les grands parents.
Ils en ont strictement rien à foutre !
Déjà, quand ça commence comme ça, tu te demandes où ça va finir.

Et donc, Diane Downs a un gros gros problème psy, elle veut de l'amour et du pouvoir.
Elle est tellement amoureuse de Lew qu'elle perd réellement les pédales
Et c'est assez dingue de voir tout ça. Un traumatisme durant l'enfance peut avoir des répercutions terribles (Diane Downs l'a elle même expliqué dans une dissert' !! Un truc totalement sensé)
Et là, 3 enfants eux mêmes mal aimés en ont fait les frais, c'est terrible :/

Ça a été une lecture passionnante et hyper prenante oui, mais aussi hyper intéressante.
Quand une affaire de ce genre éclate tout le monde est choqué "ho mais comment on peut faire ça ??" "elle est dingue !!" "quelle p*te !" etc etc... Oui mais comprendre (sans excuser pour autant), c'est bien, aussi.
Cette pauvre femme a été détruite par son père, pas besoin de s’appeler Rufo pour comprendre comment elle a pu en arriver là :/ 
C'est réellement une histoire de dingue, un drame terrible :/
Et alors l’écriture d'Ann Rule, c'est un truc à vous glacer le sang, c'est très très bien retranscrit, les émotions, les pensées, l'histoire. On est dedans, et à fond.

SPOILER
si jamais vous voulez savoir comment ça fini sans chercher chez Google :
[Christie a réussi à témoigner contre sa mère lors du procès.
Diane est emprisonnée à perpétuité (+5 ans à cause de l'utilisation d'une arme à feu) avec une peine de sureté de 20 ans.
Elle aurait pu être libérable en 2014 mais elle a eu la bonne idée de s’évader pour se faire encore engrosser.
Christie et Danny ont été adoptés par Hugi (le substitut du procureur qui a su de suite que la mère était la coupable). Christie a un bras invalide et une partie du cerveau bousillée. elle est mariée à un flic. Danny est dans un fauteuil roulant et travaille je ne sais plus où.
Leur père se fout royalement d'eux, n'a jamais chercher à les contacter ni à les voir.
Amy (la dernière enfant de Diane, qu'elle a eu après le procès) a été adoptée.
Diane a également menacée de mort Ann Rule à la publication de ce roman. (elle est complètement barge oui)]

(hooou, je m'excuse pour ce pavé mais moi dès que ça parle d'infanticide et/ou de folie, je suis à fond)


6 avril 2012

L'École des saveurs (Erica Bauermeister)


Résumé :
Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera sa vie à la gastronomie.
La magie d'un chocolat chaud opère et, vingt ans plus tard, Lilian anime un atelier de chefs. L’École des saveurs réunit des élèves de tous les horizons, qui, au fil des saisons, vont partager leurs expériences culinaires, découvrir l'incroyable alchimie de la cuisine et des sentiments, le pouvoir miraculeux des épices, capables de révéler des ressources insoupçonnées, de guérir des peines anciennes, de retrouver des bonheurs enfouis, bref, de changer la vie !

Mon avis :
Alors d'abord, ce qui m'a attirée dans ce livre, c'est la couverture.
Je la trouve simplement magnifique.
La jeune femme est belle, les couleurs belles, l'ambiance qu'on devine donne envie. Il fait beau, c'est le début de l'été.
Cette photo respire la gourmandise. On se demande même si les pages du livre ne sont pas parfumées, pour donner envie de le manger.

En ce qui concerne l'intérieur du livre, pour mon cas perso il y a deux trucs que j'ai moyennement aimé (sans que ce soit foncièrement gênant) :
- La longueur des chapitres. Moi, j'aime les chapitres courts, j'aime quand ça va vite. Et comme j'arrête toujours à la fin d'un chapitre, j'ai pas envie d'y passer 107 ans.
Là, j'ai souvent arrêté n'importe quand, perdu le fil, mis du temps à tout remettre en place, etc etc :/
20-30 pages par chapitres, c'est beaucoup trop ! (après, y'en a qui aiment ou que ça ne dérange pas, donc tant mieux !)
- Le fait que le passé des personnages se mélange aux cours/à l'histoire. Ça gêne pas spécialement mais c'est vrai que ça peut surprendre.
Tu lis un cours, l'élaboration d'un plat, et d'un coup tu te retrouves 10 ans en arrière à parler de la vie de l'élève o_O

A part ces deux points noirs, je dois dire que ce livre m'a énormément plu.
Cette histoire, c'est de l'amour. C'est la magie de la bonne cuisine, le mélange des saveurs, l'alchimie des aliments.
Pendant la lecture, je voyais les plats, j'en sentais les odeurs. C'est bon, ça donne faim et ça laisse un sourire immense.
L’écriture est parfaite, la lecture facile et agréable.
Une bien jolie histoire sur le miracle de la nourriture ♥
Les élèves sont tous attachants, on apprend leurs vies, leurs passés, pourquoi ils sont là, leurs bonheurs, leurs drames. Ils deviennent amis et nos amis, on les aime, on les voit évoluer, s'améliorer, grandir.

A noter que vous pouvez retrouver les recettes sur le site du Livre de poche. (Parce que oui, ça donne envie !)

- Quelquefois, niña, nos plus grands talents naissent de ce qui ne nous est pas donné.


4 avril 2012

Les lois de la gravité (Jean Teulé)


Résumé :
Dans trois heures, le lieutenant Pontoise pourra quitter son commissariat. A cet instant précis, une femme entre dans le commissariat désert et demande à être arrêtée.
Dix ans plus tôt, elle a poussé son mari par la fenêtre de leur appartement du 11eme étage. Sadique, irresponsable, il la battait, elle et ses enfants. Elle a prétendu qu'il s'agissait d'un suicide et comme son mari sortait d'un hôpital psychiatrique après avoir plusieurs fois tenté de se tuer, tout le monde l'a crue.
Elle veut se dénoncer avant minuit parce qu'elle a des remords et que le lendemain son crime sera prescrit...
Le lieutenant Pontoise n'en croit pas ses oreilles. Il se refuse absolument à arrêter cette femme. Pendant quelques heures, la meurtrière et le policier vont s'affronter avec une violence rare.

Mon avis :
Ici, la violence ne se dit pas. La violence n'est pas dans les mots.
La violence est dans l'ambiance du récit, elle est décrite, elle s'imagine.
Une femme violentée, battue, humiliée, trouve la force de tuer son mari, son 1er amour.
Un jour avant la prescription, ne supportant plus le poids du crime sur ses épaules, elle décide de se dénoncer.
Elle rencontre le lieutenant Pontoise et lui explique la situation.
Lui, il rêve, il n'y croit pas. Comment une femme détruite par son mari peut s'en vouloir de l'avoir tué au point de se dénoncer ?
Il n'y a pas de coupable, l'affaire est classée, le mec est mort, légitime défense, tout ça.
Non. Elle veut être en prison. Elle l'exige presque.
Pendant 2h ce flic blasé fait tout pour la dissuader, il cherche des excuses, lui explique la merde que c'est en prison.
Chacun raconte une tranche de vie à l'autre, ils discutent de tout, de leur vie, de leur boulot, de pourquoi, de tout.

Pendant tout le livre on se demande comment cette histoire va finir. Pontoise va-t-il convaincre cette femme ? Que va-t-elle faire ensuite ?
Une histoire bien courte, que j'ai bien évidemment a-do-rée

2 avril 2012

Les jolis garçons (Delphine de Vigan)


Résumé :
Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d'années, il est beau mais fatigué. Prenez une femme qui aime les hommes, la peau des hommes mais pas seulement. Elle va avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas. Trois hommes dans la vie d'Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l'illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s'en défaire ?

Mon avis :
Emma est complètement flinguée...
C'est la 1ere chose que j'ai pensé, en lisant son histoire avec Marc.
Oui, elle est complètement tarée. D'ailleurs, visiblement, elle raconte son histoire à un psy, ou un flic, ou une personne de ce genre. On ne sait pas, rien n'est expliqué.
Emma nous raconte simplement ses histoires d'amour.
Plus ou moins sérieuses, plus ou moins longues. Ça dépend de l'homme et de leur histoire.

Je n'ai pas trouvé ce livre hautement palpitant, j'avoue même que les histoires m'ont souvent ennuyées.
Heureusement, le livre est assez court et se lit vite et facilement.
Pour un livre qui parle d'amour pas ordinaire, je m'attendais à mieux.

Par contre, même si j'ai détesté Milan, j'ai adoré cette partie du livre, c'etait foufou, rigolo, surprenant, beau.