28 avril 2017

La vieille qui voulait tuer le bon Dieu (Nadine Monfils)

Résumé :
Y'a un truc qui tourne pas rond dans la cafetière fêlée de Mémé Cornemuse. Rescapée d'un séjour chez les flics, la vieille a déniché un boulot de concierge dans un immeuble de péquenots. Pas pour descendre les poubelles, tu penses, mais pour préparer discrètement le casse de la bijouterie du coin. L'assassinat du mari de la voisine – Ginette, fan de Lady Di – risque de compliquer les choses. D'autant que le crime n'est pas ordinaire : on retrouve le zizi de Marcel au frigo, planté dans un camembert. Tu parles d'une planque !

Mon avis :
Quand je retrouve Mémé Cornemuse, je sais que je vais passer un moment complètement loufoque et que je vais adorer.
C'est sans trop de risque donc que j'ai ouvert cette 3eme aventure de cette vieille barge.
Vous rêviez d'une concierge comme Mémé Cornemuse ? Nadine Monfils l'a fait !
Et clairement, c'est pas triste.
Mémé est une concierge abominable. Elle s'enferme dans sa loge, à parler à des posters de JCVD (oui oui) en ouvrant le courrier des locataires au cas où y'aurait pas un ou deux billets planqués.
Et laver les escaliers, c'est le minimum. Mais vraiment le minimum.
Et puis un jour, des morts sont retrouvés dans l'immeuble, pendant que Mémé magouille encore un coup tordu. Et Ginette là qui se mêle un peu trop de ce qui la regarde pas, qui harcèle littéralement notre pauvre Mémé qui peut pas être tranquille 5 minutes !
Qui peut bien être derrière ces morts ? Pourquoi ? Et c'est finalement pas la personne que l'on croit. 

J'ai pris un plaisir de fou à retrouver la plume de Nadine Monfils, son langage cru, vulgaire et drôle, ses expressions belges. Ses personnages déjanté.e.s et exubérant.e.s, ses histoires farfelues et improbables.

Comme toujours, c'est un thriller complètement tordu et j'ai adoré.  

26 avril 2017

Demain les chats (Bernard Werber)

Résumé :
Pour nous, une seule histoire existait : celle de l'humanité.
Mais il y a eu LA rencontre.
Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.

Mon avis :
Bastet est une gentille petite chatte qui vit paisiblement dans sa maison avec sa servante à Paris.
Elle ne comprend pas trop le monde des humains, et ne comprend d'ailleurs pas toujours son humaine. Mais tout se passe à peu près bien dans sa vie.
Un jour, elle fait la connaissance du nouveau voisin. Pythagore, un magnifique siamois hyper arrogant.  Il a un chapeau trop bizarre sur le haut de la tête. C'est en fait un port usb qui lui permet de communiquer avec sa servante, et à assimiler toutes les connaissances humaines. Autant dire que ce charmant matou porte bien son nom (qu'il a choisi lui même, steuplé)

Nous suivons donc la vie, d'un point de vue chat. Leur manière de vivre, leurs habitudes, l’interprétation humaine de leurs actions. On vit selon eux.

Et puis un jour, la guerre éclate. A Paris, c'est déjà presque la fin du monde.
Assassinats, attentats, pillages de maisons.
Rapidement, les humains et les chats doivent s'unir malgré leurs différences et leurs difficultés à se comprendre. Le pays est assiégé par... des rats !
Serait-ce possible que le rat soit supérieur au chat ?
Une lutte sans pitié commence, pour que ni les humains ni les chats ne disparaissent de la terre. Les uns ont un besoin vital des autres.

J'ai trouvé ce bouquin mais alors tellement passionnant !
Déjà, je suis clairement de la TeamChat. Je déteste les chiens. Donc un roman avec des chats partout, tu penses.
Je n'avais lu Werber qu'une fois, à l'adolescence (les fourmis, comme tout le monde), et j'avais clairement pas kiffé du tout. Mais cette histoire me tentait beaucoup trop.
Et j'ai adoré.
L'histoire est racontée par Bastet, et rien que ça, c'etait super. Elle nous explique pourquoi les chats font telle ou telle chose, comment ils vivent vraiment et comment ils voient le monde.
Autant dire que nous, humains, sommes complètement à coté de la plaque.
Ce livre est hyper instructif. On apprend énormément sur l'histoire des chats, les coutumes à travers le monde et les génération, toutes les croyances liées à cet animal.
Et puis il y a la petite morale, sur la paix dans le monde, le vivre (vraiment) ensemble, la lutte contre le mal pour un monde heureux.

Demain les chats est une histoire dramatique mais tellement drôle.

23 avril 2017

2 heures du matin à Richmond street (Marie-Helene Bertino)

Résumé :
Madeleine Altimari, 10 ans dans deux jours. Un grand nez, plus de maman, un vocabulaire de docker, mais une voix d'ange et le reve absolu de devenir chanteuse.
Jack Francis Lorca, le propriétaire du Cat's Pajamas. Des tatouages, de moins en moins d'envies face à la menace de perdre son club de jazz.
Sabina Greene, la prof de dessin de Madeleine. Une sonnerie embarrassante à son portable, un sentiment d’échec persistant depuis son divorce et le désir avoué de retrouver l'amour.
Trois destins boiteux que cette nuit de Noël à Richmond Street pourrait bien bouleverser.

Mon avis :
J'avais tenté une première lecture l'année dernière. Je m’étais arrêtée à une 20aine de pages je crois, tellement je m'ennuyais.
J'ai rouvert ce livre avec quelques appréhensions donc. Et puis finalement, ça s'est lu tout seul.
Il y a une foule de personnages. Certains super intéressants, comme Lorca, Alex ou Madeleine. Et d'autres super insignifiants, comme Ben ou Sabina.

Sérieusement, j'ai jamais vu une nana aussi plate que Sabina. Chaque fois qu'elle apparaissait, j'avais envie de la secouer dans tous les sens et lui mettre deux trois baffes.
Lorca est propriétaire d'un club de jazz qui ne respecte pas les lois. Il doit, entre autres, fermer à 2h du matin.
Madeleine rêve d’être chanteuse. Sa mère lui a tout appris. Madeleine n'a que 10 ans mais un talent fou qui envahit toute la pièce dès qu'elle enchaîne deux notes.

Et malgré tous ces personnages à la vie cabossée, je me suis quand même pas mal emmerdée pendant ces 300 pages. Il ne se passe absolument rien de vraiment captivant.
Madeleine essaye de mener sa vie sans sa mère et avec son père dépressif, Sarina court derrière son ex comme une débile, et Lorca se fout de tout, même de son fils.

Il faut attendre la fin de l'histoire, pour que tout le monde se croire au Cat's Pajamas. C'est dans les dernières pages que ces vies prennent un nouveau tournant.
L'écriture n'est pas spécialement entraînante, il n'y a absolument aucune ambiance jazzy que j'attendais pourtant.

Je suis passée totalement à coté de ce bouquin. Et c'est bien dommage parce que vu de l'extérieur, il avait tout pour me plaire. Et la fin est vraiment jolie malgré tout. Dommage.

16 avril 2017

Meurtres pour rédemption (Karine Giébel)

Résumé :
Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grace à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.

Mon avis :
Il m'a fallut une heure pour commencer à me remettre de cette lecture pour tenter d'en parler.
Ce livre est abominable. Je l'ai refermé le cœur en miettes et l'âme en vrac. J'ai passé le week-end le plus éprouvant de toute ma vie.

Pas un seul instant j'ai réussi à me dire que Marianne était un monstre. C'est juste une pauvre gamine qui n'a pas eu bol. Une ado rebelle contre l'ordre familial établi.
Élevée par ses grands-parents paternels et bourgeois, son avenir est tout tracé : avocate, médecin, ou épouse de gros friqué. Marianne a osé commettre l'affront de vouloir être prof d'arts martiaux. La honte de la famille.
C'est là que sa vie est partie en couilles. Petits et gros délits avec son mec, cambriolage, fusillade, des morts sur son passage.
Prison à vie. Marianne n'a que 21 ans mais a déjà passé 4 ans derrière les barreaux. En isolement ou au mitard. Parce qu'elle est un danger pour les autres détenues, et inversement.
La prison n'a pas calmé Marianne. Elle est devenue une bête féroce, sanguinaire. Mais jamais sans raison.
Poussée à bout par une matonne et d'autres détenues, Marianne va laisser quelques cadavres à la maison d'arrêt.
Elle n'a plus de famille, mais n'est pas seule pour autant. Elle a réussi à être amie avec deux autres détenues, deux matonnes et le chef des surveillants.
Elle vit malgré tout un enfer évident entre les 4 murs de sa cellule. Elle a vécu 4 ans d'enfer. Les violences physiques ou morales, les privations, les bastons, de viols, de peurs, d'insomnies.
Jusqu'au jour où 3 flics viennent au parloir. Le commissaire Franck lui propose un deal : tuer une personne en échange de sa liberté (nouvelle identité, nouveau pays, la totale). Les flics savent convaincre. Marianne refuse, veut réfléchir. Alors ils reviennent à la charge, régulièrement.

Marianne n'a rien vécu, elle ne rêve que de liberté. Évidemment qu'elle accepte.
Mais l'horreur ne s'arrête pas aux portes d'une prison. La liberté n'est-elle pas pire, quand on est comme Marianne ? Qui est cette mystérieuse victime ? Que cache le commissaire à Marianne ?

Ce bouquin a été une horreur. Je déteste Karine Giebel. Pour avoir autant joué avec mes sentiments, et mes  nerfs. Il m'a fallut 10 minutes pour lire les deux dernières pages, tellement je ne voyais plus rien à cause de mes larmes (oui, je chiale tout le temps).
La fin de cette histoire est abominable. J'ai passé plus de 900 pages avec Marianne et tous les autres, ils étaient devenus des amis, et paf, la claque. Magistrale, la claque.
Je n'ai pratiquement pas lâché mon livre du week end. J'ai juste fait des pauses forcées régulièrement pour me remettre de mes émotions, tellement j'en pouvais plus.
J'ai tellement aimé Daniel, Justine, Marianne. Et Franck (et son équipe) aussi, un peu. J'ai aimé Marianne, sa force de caractère, sa résistance, sa soif de vengeance. Incroyable pour une si jeune femme.
Meurtres pour rédemption a beau être un pavé, j'arrive pas à me faire à l'idée que ce soit terminé, que je vais devoir passer à autre chose, à un autre livre, comme si de rien n’était.
Pour moi, on est largement au delà du coup de cœur. Ce roman est au dessus de tout.
Joel Dicker a écrit "Un bon livre est un livre que l'on regrette d'avoir terminé". Meurtres pour rédemption, c'est ça. Aussi éprouvant soit-il.