Résumé :
De l'Ohio à la Virginie-Occidentale, de 1945 à 1965, des destins se mêlent et s'entrechoquent : un rescapé de l'enfer du Pacifique, traumatisé et prêt à tout pour sauver sa femme malade ; un couple qui joue à piéger les auto-stoppeurs ; un prédicateur et un musicien en fauteuil roulant qui vont de ville en ville, fuyant la loi...
Mon avis :
Dans cette sombre histoire, tous les destins, tous les personnages sont liés. Liens du sang, connaissances, voisinage.
On suit tour à tour les aventures de chacun. Toutes ces petites histoires sont intéressantes. Jusqu'où sommes nous prêts à aller par amour ? Ou pour sauver notre peau ? Quelle est notre limite pour tuer quelqu'un ?
Parce que, là est la morale de l'histoire. Finalement, le mal est en chacun de nous, partout, chez tout le monde, sans exception. Qu'on saute le pas ou non n'est finalement qu'une question de chance, ou d'occasions. Même le gamin le plus chou et le plus innocent du monde peut d'un seul coup se saisir d'une arme et tuer de sang froid.
Parmi cette brochette de personnages hyper complexes, beaucoup finalement ont eu simplement une vie de merde, ont enchainé les ennuis qui ont fait que... Et ceux là m'ont fait pas mal de peine. Une vie gâchée pour rien, juste pour un choix mal réfléchi.
Ce roman est un bain de sang, rien de plus. Il y a des morts partout, du sang gicle à chaque page. La mort rode, c'est plus ou moins trash selon les personnages, mais c'est toujours captivant.
L'histoire est hyper prenante, c'etait une lecture passionnante, j'ai dévoré ce livre.
Mais j'avoue être restée sur ma faim tout de même. De ce que j'en ai lu par ci par là, je m'attendais à un truc beaucoup plus trash. Malgré ma passion pour ce roman, je n'ai pas eu les tripes retournées comme je le pensais. Et c'est bien dommage parce que c'est clairement un roman que je recommande.
13 juin 2017
7 juin 2017
Derriere les portes closes (Care Santos)
Résumé :
Violeta quitte Chicago pour se rendre à Barcelone. La grande demeure où ont vécu ses grands-parents doit être entièrement restaurée. Or, juste avant son arrivée, la jeune femme reçoit une étrange lettre : une Italienne l'invite à lui rendre visite dans la région de Côme car elle a d'incroyables révélations à lui faire sur sa famille...
Mais dans la maison de Barcelone en pleins travaux, un technicien fait une macabre découverte : derrière une porte scellée, un placard renferme un corps momifié. Qui est-ce ? Qui l'y a caché ? Ce mystère trouverait-il une réponse en Italie ? Pour Violeta, sa famille ne forme plus qu'une incroyable énigme...
Mon avis :
Oh oh oh !!! Un bon gros secret de famille, voilà qui me tentait grandement.
Violeta vit à Chicago avec mari et enfants. A l'approche de ses 40 ans, elle prépare une expo sur son grand-père, célèbre peintre espagnol des années 30.
C'est un peu à contre cœur qu'elle s'en va pour Barcelone. S'occuper de la maison familiale qui doit être transformée en musée n'a rien de passionnant pour elle. Elle ne sait pas grand chose sur sa famille et se sent un peu étrangère à tout ça.
Et puis, dans cette maison règne tout de même une ambiance étrange. On sent que ces murs ont vécu pas mal de choses, des drames, des secrets, des bonheurs, c'est très oppressant.
Jusqu'au moment où, abattant une cloison, les ouvriers découvrent un corps momifié dans une pièce secrète.
Qui est ce cadavre ? Pourquoi l'avoir caché à cet endroit ?
Care Santos va nous offrir toutes les réponses que l'on attend, en nous contant l'histoire de cette étrange famille bourgeoise du début du XXeme siècle, les Lax.
La richesse, l’opulence, les conventions sociales, se mêlent ici à la révolution industrielle, à la libération des femmes, la vie qui se modernise, les secrets de famille, les émotions tues. Il n'y a dans ce roman que des personnages hauts en couleurs, intrigants, envoutants et passionnants. Chaque personne de cette histoire apporte du rire, de la réflexion, de la joie.
On passe tour à tour de l'année 2010, avec Violeta, sa vie, ses découvertes sur sa famille, au début du XXeme siècle, avec l'histoire familiale, la dynastie Lax.
Au milieu de l'art se mêlent la guerre civile espagnole et les conflits familiaux, les sentiments tiraillés entre envies et lois bourgeoises.
L'histoire des Lax est passionnante. L'auteure a réussi à inventer une famille entière, avec les personnes qui gravitent autour (proches, amis ou servantes), toute une histoire pleine de mystères passionnants, une culture, une célébrité.
Tout ceci est très bien mené, les personnages fictifs se mêlent avec brio aux personnes réelles.
L'histoire autour du mystérieux cadavre n'est que du bonus, tant tout le reste est passionnant.
Care Santos nous offre ici une magnifique leçon. J'ai adoré ce livre, l'histoire, les personnages, la culture et l'histoire espagnoles, la vie des années 20-30 dans la bourgeoisie, le choc des classes sociales.
Cette lecture restera un très très bon souvenir, j’étais pas loin du coup de cœur.
Violeta quitte Chicago pour se rendre à Barcelone. La grande demeure où ont vécu ses grands-parents doit être entièrement restaurée. Or, juste avant son arrivée, la jeune femme reçoit une étrange lettre : une Italienne l'invite à lui rendre visite dans la région de Côme car elle a d'incroyables révélations à lui faire sur sa famille...
Mais dans la maison de Barcelone en pleins travaux, un technicien fait une macabre découverte : derrière une porte scellée, un placard renferme un corps momifié. Qui est-ce ? Qui l'y a caché ? Ce mystère trouverait-il une réponse en Italie ? Pour Violeta, sa famille ne forme plus qu'une incroyable énigme...
Mon avis :
Oh oh oh !!! Un bon gros secret de famille, voilà qui me tentait grandement.
Violeta vit à Chicago avec mari et enfants. A l'approche de ses 40 ans, elle prépare une expo sur son grand-père, célèbre peintre espagnol des années 30.
C'est un peu à contre cœur qu'elle s'en va pour Barcelone. S'occuper de la maison familiale qui doit être transformée en musée n'a rien de passionnant pour elle. Elle ne sait pas grand chose sur sa famille et se sent un peu étrangère à tout ça.
Et puis, dans cette maison règne tout de même une ambiance étrange. On sent que ces murs ont vécu pas mal de choses, des drames, des secrets, des bonheurs, c'est très oppressant.
Jusqu'au moment où, abattant une cloison, les ouvriers découvrent un corps momifié dans une pièce secrète.
Qui est ce cadavre ? Pourquoi l'avoir caché à cet endroit ?
Care Santos va nous offrir toutes les réponses que l'on attend, en nous contant l'histoire de cette étrange famille bourgeoise du début du XXeme siècle, les Lax.
La richesse, l’opulence, les conventions sociales, se mêlent ici à la révolution industrielle, à la libération des femmes, la vie qui se modernise, les secrets de famille, les émotions tues. Il n'y a dans ce roman que des personnages hauts en couleurs, intrigants, envoutants et passionnants. Chaque personne de cette histoire apporte du rire, de la réflexion, de la joie.
On passe tour à tour de l'année 2010, avec Violeta, sa vie, ses découvertes sur sa famille, au début du XXeme siècle, avec l'histoire familiale, la dynastie Lax.
Au milieu de l'art se mêlent la guerre civile espagnole et les conflits familiaux, les sentiments tiraillés entre envies et lois bourgeoises.
L'histoire des Lax est passionnante. L'auteure a réussi à inventer une famille entière, avec les personnes qui gravitent autour (proches, amis ou servantes), toute une histoire pleine de mystères passionnants, une culture, une célébrité.
Tout ceci est très bien mené, les personnages fictifs se mêlent avec brio aux personnes réelles.
L'histoire autour du mystérieux cadavre n'est que du bonus, tant tout le reste est passionnant.
Care Santos nous offre ici une magnifique leçon. J'ai adoré ce livre, l'histoire, les personnages, la culture et l'histoire espagnoles, la vie des années 20-30 dans la bourgeoisie, le choc des classes sociales.
Cette lecture restera un très très bon souvenir, j’étais pas loin du coup de cœur.
4 juin 2017
Dérive arctique (Clive Cussler)
Résumé :
Une scientifique en passe de découvrir le moyen de freiner le réchauffement climatique réchappe de justesse à une explosion qui a tout d'un attentat.
Une série d'incidents diplomatiques éclate entre les Etats-Unis et le Canada, et les morts inexpliquées se multiplient en Colombie-Britannique...
Lorsque Dirk Jr. et Summer, les deux enfants du directeur de la NUMA, découvrent sur un bateau trois cadavres empoisonnés au dioxyde carbone, ils comprennent qu'il existe un lien entre ces évènements.
Mais pour tout indice, ils ne possèdent qu'un mystérieux minerai et l'espoir de retrouver l’épave de deux navires d'exploration disparus dans les glaces de l'Arctique, qui ont laissé derrière eux une bien étrange légende...
Mon avis :
Quand j'ai gagné ce bouquin, j’étais moyennement enjouée. Le résumé ne me tentait pas des masses, sans trop savoir pourquoi.
Et finalement, j'ai déjà très envie de lire tous les autres romans de Clive Cussler.
L'histoire commence en 1848. Deux navires périssent en arctique de façon assez mystérieuse.
Puis de nos jours. Une scientifique découvre totalement par hasard comment stopper le réchauffement climatique et la pollution. Grace à un minerai très rare.
Qui dit rare, dit très prisé. Un attentat raté, une noyade inexpliquée.
Cette histoire est hyper intéressante finalement. Si tant est qu'on aime la mer et que tous les termes spécifiques ne nous effraient pas.
Beaucoup d'action, beaucoup de morts, des personnages absolument parfaits, des gentils très gentils, des méchants très méchants.
J'ai été totalement captivée. L’écriture des auteurs fait que les 600 pages coulent toutes seules. Je n'arrivais pas à lâcher ce livre, cette lecture était fabuleuse.
Tout y était intéressant. L'histoire en mer, tous ces navires, ces marins. Le thème écologique et les solutions pour sauver notre planète. La partie scientifique, qui aurait pu être très chiante, mais finalement très instructive. La politique, la corruption, la poursuite du pouvoir et de la richesse au détriment de convictions et vies humaines.
Si tout ça vous parle, n’hésitez plus, Clive Cussler est fait pour vous.
Une scientifique en passe de découvrir le moyen de freiner le réchauffement climatique réchappe de justesse à une explosion qui a tout d'un attentat.
Une série d'incidents diplomatiques éclate entre les Etats-Unis et le Canada, et les morts inexpliquées se multiplient en Colombie-Britannique...
Lorsque Dirk Jr. et Summer, les deux enfants du directeur de la NUMA, découvrent sur un bateau trois cadavres empoisonnés au dioxyde carbone, ils comprennent qu'il existe un lien entre ces évènements.
Mais pour tout indice, ils ne possèdent qu'un mystérieux minerai et l'espoir de retrouver l’épave de deux navires d'exploration disparus dans les glaces de l'Arctique, qui ont laissé derrière eux une bien étrange légende...
Mon avis :
Quand j'ai gagné ce bouquin, j’étais moyennement enjouée. Le résumé ne me tentait pas des masses, sans trop savoir pourquoi.
Et finalement, j'ai déjà très envie de lire tous les autres romans de Clive Cussler.
L'histoire commence en 1848. Deux navires périssent en arctique de façon assez mystérieuse.
Puis de nos jours. Une scientifique découvre totalement par hasard comment stopper le réchauffement climatique et la pollution. Grace à un minerai très rare.
Qui dit rare, dit très prisé. Un attentat raté, une noyade inexpliquée.
Cette histoire est hyper intéressante finalement. Si tant est qu'on aime la mer et que tous les termes spécifiques ne nous effraient pas.
Beaucoup d'action, beaucoup de morts, des personnages absolument parfaits, des gentils très gentils, des méchants très méchants.
J'ai été totalement captivée. L’écriture des auteurs fait que les 600 pages coulent toutes seules. Je n'arrivais pas à lâcher ce livre, cette lecture était fabuleuse.
Tout y était intéressant. L'histoire en mer, tous ces navires, ces marins. Le thème écologique et les solutions pour sauver notre planète. La partie scientifique, qui aurait pu être très chiante, mais finalement très instructive. La politique, la corruption, la poursuite du pouvoir et de la richesse au détriment de convictions et vies humaines.
Si tout ça vous parle, n’hésitez plus, Clive Cussler est fait pour vous.
1 juin 2017
Jane Eyre (Charlotte Brontë)
Résumé :
Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles.
Mon avis :
Jane Eyre... Ca doit faire 20 ans que j'ai envie de lire ce bouquin (les fans de Friends comprendront). La littérature classique n’étant pas franchement mon kiff, je laissais trainer, j'ai jamais trop osé.
Et finalement, c'est arrivé.
Jane Eyre est une pauvre orpheline. Elle a été recueillie par sa tante qui avait promis à son mari sur son lit de mort de la traiter comme ses propres enfants.
Jane est une gamine mal aimée. Voir pas aimée du tout, en fait.
Elle est un véritable fardeau pour sa tante, qui ne sait pas du tout comment faire avec elle, alors que ses trois enfants sont tellement merveilleux.
Après la petite rébellion de trop, la tante décide d'envoyer la mauvaise nièce dans une pension pour jeunes filles difficiles. Le directeur promet d'en faire une jeune fille instruite, bien élevée et respectable.
Même si la vie à la pension n'est pas facile, elle reste plus agréable que dans sa famille. Ici, Jane n'est pas seule. Elle a une amie, est appréciée par les professeurs.
Elle restera 8 ans dans cette pension, puis partira pour s'occuper d'une enfant elle aussi orpheline, recueillie par un certain Mr Rochester. Jane a enfin une vie plutôt agréable, elle se plait au milieu de cette petite famille.
Les drames de la vie faisant, Jane finit par s’échapper. Sans laisser plus aucun signe de vie, pas même une lettre.
Elle doit maintenant se débrouiller toute seule, elle n'a plus Rochester pour l'aider ou subvenir à ses besoins.
Comment survivre, ou remonter la pente, quand on est seule au monde ?
Jane est une femme forte, bourrée de ressources insoupçonnées. Elle est cultivée, débrouillarde, très bien élevée. Elle n'accepte l'amour que sous certaines conditions et vit sa vie pour elle et selon elle.
Pas une seule fois elle n'a hésité à s’élever contre l'injustice.
J'ai trouvé l’écriture bien plus fluide que ce que je pensais. Jane Eyre est un tres beau roman. On ressent bien l’ambiance de l’époque, on visualise parfaitement les lieux, les visages.
Jane est très attachante, on a énormément de peine pour cette pauvre gamine qui a très mal démarré dans la vie mais qui se révèle être une battante, une femme forte.
J'aurais aimé mettre moins de temps pour lire ce roman, tant l'histoire est passionnante. Je ne regrette pas un seul instant cette lecture très inspirante.
Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles.
Mon avis :
Jane Eyre... Ca doit faire 20 ans que j'ai envie de lire ce bouquin (les fans de Friends comprendront). La littérature classique n’étant pas franchement mon kiff, je laissais trainer, j'ai jamais trop osé.
Et finalement, c'est arrivé.
Jane Eyre est une pauvre orpheline. Elle a été recueillie par sa tante qui avait promis à son mari sur son lit de mort de la traiter comme ses propres enfants.
Jane est une gamine mal aimée. Voir pas aimée du tout, en fait.
Elle est un véritable fardeau pour sa tante, qui ne sait pas du tout comment faire avec elle, alors que ses trois enfants sont tellement merveilleux.
Après la petite rébellion de trop, la tante décide d'envoyer la mauvaise nièce dans une pension pour jeunes filles difficiles. Le directeur promet d'en faire une jeune fille instruite, bien élevée et respectable.
Même si la vie à la pension n'est pas facile, elle reste plus agréable que dans sa famille. Ici, Jane n'est pas seule. Elle a une amie, est appréciée par les professeurs.
Elle restera 8 ans dans cette pension, puis partira pour s'occuper d'une enfant elle aussi orpheline, recueillie par un certain Mr Rochester. Jane a enfin une vie plutôt agréable, elle se plait au milieu de cette petite famille.
Les drames de la vie faisant, Jane finit par s’échapper. Sans laisser plus aucun signe de vie, pas même une lettre.
Elle doit maintenant se débrouiller toute seule, elle n'a plus Rochester pour l'aider ou subvenir à ses besoins.
Comment survivre, ou remonter la pente, quand on est seule au monde ?
Jane est une femme forte, bourrée de ressources insoupçonnées. Elle est cultivée, débrouillarde, très bien élevée. Elle n'accepte l'amour que sous certaines conditions et vit sa vie pour elle et selon elle.
Pas une seule fois elle n'a hésité à s’élever contre l'injustice.
J'ai trouvé l’écriture bien plus fluide que ce que je pensais. Jane Eyre est un tres beau roman. On ressent bien l’ambiance de l’époque, on visualise parfaitement les lieux, les visages.
Jane est très attachante, on a énormément de peine pour cette pauvre gamine qui a très mal démarré dans la vie mais qui se révèle être une battante, une femme forte.
J'aurais aimé mettre moins de temps pour lire ce roman, tant l'histoire est passionnante. Je ne regrette pas un seul instant cette lecture très inspirante.
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